Jeunes en situation de handicap: une mobilité sociale entravée

Le 22 mai 2025, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan a publié une note d’analyse mettant en lumière les difficultés d’insertion professionnelle et les obstacles à la mobilité sociale que rencontrent les jeunes en situation de handicap.Il repose sur une analyse des données de l’enquête Emploi de l’INSEE (2014-2020) et met en évidence plusieurs constats majeurs : 🟣 Moindre accès aux catégories sociales élevéesLes jeunes en situation de handicap accèdent moins souvent aux emplois de cadre ou de profession intermédiaire que leurs pairs valides, quel que soit leur milieu social d’origine. L’impact du handicap dépasse donc l’effet de la classe sociale. 🟣 Un diplôme déterminant mais plus difficile à obtenirLe handicap réduit les chances d’obtenir un diplôme du supérieur (1,6 fois moins pour les jeunes favorisés, 1,9 fois moins pour les jeunes défavorisés). Il augmente aussi le risque d’être sans diplôme (jusqu’à 3,7 fois plus élevé pour les jeunes favorisés). Les jeunes favorisés souffrent davantage de l’effet du handicap sur l’échec scolaire que les jeunes défavorisés. 🟣 Un risque d’exclusion du marché du travailLes jeunes en situation de handicap sont quatre fois plus nombreux à n’avoir jamais travaillé, avec un écart plus marqué pour les jeunes issus de familles aisées. La protection sociale d’un milieu favorisé ne suffit pas à compenser les difficultés d’insertion. 🟣 Impact du mode de scolarisationMême à handicap équivalent, les jeunes de milieu défavorisé sont plus souvent orientés vers des établissements spécialisés, moins propices à la réussite scolaire et à l’insertion professionnelle. 🟣 Une mobilité professionnelle limitéeLes adultes en situation de handicap rencontrent des freins à l’évolution de carrière, liés aux critères d’évaluation des entreprises, aux perceptions négatives et à l’autocensure. 💡 Perspectives et recommandationsLa note d’analyse insiste sur la nécessité d’analyser l’impact de la loi de 2005 sur la scolarisation en milieu ordinaire et d’améliorer l’accessibilité des formations et des conditions d’emploi. Il souligne également la nécessité de mieux accompagner les jeunes en situation de handicap pour leur permettre une réelle ascension sociale. Pour découvrir le document ⬇️ https://www.strategie.gouv.fr/files/files/Publications/2025/2025-05-22%20-%20NA%20153%20-%20Handicap/FS-2025-NA153-Handicap-22mai_1.pdf

2005-2025 20 ans d’actions

L’emploi des personnes en situation de handicap L’Agefiph et le FIPHFP ont publié les chiffres clés de l’emploi des personnes handicapées pour les 20 ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits, des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Ces chiffres permettent de mesurer l’évolution de la situation. La page 7 présente l’impact de l’Agefiph et du FIPHFP sur 20 ans. Pour consulter la publication https://drive.google.com/file/d/1nM68oJS8xs7xO9KIV69QvezigBVyD1v0/view?usp=sharing

Les SIAE se mobilisent pour le handicap

Vous pouvez accéder à la présentation diffusée lors de la matinée dédiée à l’IAE en cliquant sur le lien https://docs.google.com/presentation/d/1YM9uk7dKMtRLWbScpbaoIEWnkHt78TIV/edit?usp=sharing&ouid=114681738743757111098&rtpof=true&sd=true

L’offre de services et d’aides financières de l’Agefiph

Ajustements à compter du 1er août et jusqu’à la fin de l’année 2024. En raison d’un imprévu budgétaire, l’Agefiph suspend ou ajuste les modalités d’intervention de certaines aides jusqu’à la fin de l’année 2024. Pour en savoir plus https://www.agefiph.fr/sites/default/files/medias/fichiers/2024-07/Agefiph_Metodia_Aout-2024_0.pdf

Le Dispositif Emploi Accompagné, plus qu’un dispositif…

L’approche “Place and train” Afin d’articuler la mise en œuvre du projet professionnel d’une personne, l’Emploi Accompagné encourage l’utilisation d’outils et d’approches très diverses, comme celle du « place and train » (« placer puis former »). L’approche classique: le “train, then place” Bien souvent, accéder à l’emploi se fait à l’issue d’un parcours complet et structuré. Celui-ci commence par des conseils à l’orientation professionnelle en intégrant les appétences et capacités de la personne, puis se poursuit par un cursus de formation théorique et pratique, qualifiant ou diplômant. Une fois ce processus achevé, la recherche d’un emploi est alors envisagée. Cette approche classique est celle du « train, then place » : on recense les freins et compétences à acquérir pour prioriser la préparation à l’emploi. Cela induit une progressivité qui peut paraître naturelle et propice à la montée en confiance de la personne. Pour autant, elle nécessite du temps et peut se solder par une prise de conscience tardive des réalités de l’emploi visé (horaires, stress, ambiance de travail, fatigue, etc.). Le contre-pied du “place and train”Partant du principe que l’emploi n’est pas une fin en soi mais un moyen d’accéder à un épanouissement personnel, le « place and train » renverse les paradigmes « classiques » d’insertion, en proposant un accès au travail le plus direct possible. De nombreux emplois sont accessibles sans formation. De plus, les activités professionnelles (emploi, stage, bénévolat…) sont l’occasion d’expérimenter le milieu professionnel et de développer des compétences spécifiques et transversales. C’est ainsi qu’il est possible d’envisager très précocement la confrontation à l’emploi, si la personne valide cette stratégie.Issue des champs de la réhabilitation en psychiatrie, l’approche du « place and train » à de nombreux avantages. L’expérience in situLe premier avantage est de ne pas penser à la fragilité de la personne comme un obstacle à gérer avant toute chose, et de favoriser l’expérimentation in situ. Toute expérience acquise sur le terrain est riche d’enseignements quant à la caractérisation des forces et des limites du projet. Dans le cadre d’un accompagnement via la méthode Emploi Accompagné, la personne et son conseiller vont procéder à des ajustements pertinents, issus de situations concrètes, et non artificielles ou a priori. Cette approche peut évidemment être très motivante et dynamisante, tout en favorisant le développement du pouvoir d’agir de la personne, de son accompagnant et des membres de la communauté de travail. Ainsi, la personne est en capacité de construire son parcours en tirant ses propres conclusions, sur un principe d’essais-erreurs. En mettant les envies du bénéficiaire au cœur du processus, l’approche du « place and train» contourne les jalons et déboires des réponses aux offres du marché du travail.L’objectif étant alors de prospecter directement en direction de structures susceptibles de correspondre aux souhaits de la personne accompagnée. Outre le fait de démystifier les difficultés d’accès à une activité, le « place and train » est l’occasion de faire des rencontres et de constituer un réseau : porte d’entrée du marché caché de l’emploi. Le point de vue de l’entreprise Par ailleurs, introduire rapidement le point de vue de l’employeur (collègues, managers, dirigeants…) dans la lecture des événements est précieux. Cela permet à la personne de prendre conscience de sa performance et des impressions qu’il suscite dans un collectif de travail, en termes de savoir-faire et de savoir-être.Pour les employeurs, cette stratégie permet de découvrir des profils dont les atouts se révèlent surtout à la lumière du terrain, avant de pouvoir envisager avec la personne et son conseiller, les moyens de progresser ensemble. Les contrats d’alternance sont en quelques sortes une transposition formelle de la notion de « place and train ». Ils permettent d’inclure rapidement des personnes en leur laissant le temps d’apprendre le métier, avec leurs tuteurs et collègues.Si certains emplois nécessitent préalablement l’obtention de diplômes et qualifications spécifiques, le « place and train » rend possible l’ouverture d’une réflexion autour d’aménagements ou de création de postes sur-mesure (job carving). https://cdr.emploi-accompagne.fr

Emploi et chômage des adultes en situation de handicap en Guyane: quelques données

Il y a quelques jours, Handi Données publiait une note sur l’emploi et le chômage des adultes en situation de handicap en Guyane: En 2022, 356 personnes en situation de handicap étaient repérées dans les entreprises privées de Guyane. Avec un taux d’emploi des personnes en situation de handicap de 1.6%, la Guyane fait figure de mauvais élève puisqu’elle est la région de France avec le taux d’emploi des PSH le plus bas. La Fonction Publique en Guyane en revanche, affiche un taux d’emploi des personnes en situation de handicap plus proche de la moyenne nationale avec 4% de fonctionnaires PSH contre 5.7% pour la France entière. Retrouvez l’intégralité du document et des données dans le document ci-dessous:

Catalogue des interventions du FIPHFP

Le Fonds pour l’insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique a pour objectif d’accompagner les personnes en situation de handicap vers l’emploi public ou de les aider à conserver une activité professionnelle en compensant leur handicap. Dans cette optique, le FIPHFP peut financer au cas par cas des aides individuelles matérielles, techniques, humaines ou encore de la formation. Il appuie également les employeurs publics dans le développement de politiques en faveur des agents en situation de handicap afin d’atteindre progressivement le taux d’emploi minimum de 6%.

AGEFIPH – Emploi et insertion – 1er semestre 2023

Le document “Tableau de Bord National – 1er Semestre 2023” de l’Agefiph offre une analyse approfondie et actuelle sur l’emploi et le chômage des personnes handicapées en France. Voici un résumé narratif pour susciter l’intérêt des lecteurs : Un Panorama global et actuel : Le document débute par une vue d’ensemble de la situation de l’emploi des personnes handicapées à la fin de juin 2023. Il révèle des chiffres clés, tels que le nombre de personnes handicapées en emploi et le taux de chômage dans ce groupe, fournissant ainsi un aperçu précis de leur situation sur le marché du travail. Des statistiques révélatrices : Les données présentées sont à la fois vastes et détaillées. Elles incluent des informations sur les demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation d’emploi, le taux de chômage des travailleurs handicapés, et les tendances en matière de recrutements et de formations. Ces statistiques offrent un éclairage sur les défis et les progrès réalisés dans l’intégration des personnes handicapées dans le monde du travail. Focus sur la Formation et l’Emploi : Le document met en lumière l’importance de la formation et de l’accompagnement dans l’amélioration de l’employabilité des personnes handicapées. Il explore les différentes initiatives et programmes mis en place pour faciliter leur accès à l’emploi et maintenir leur position sur le marché du travail. Une analyse en profondeur : Au-delà des chiffres, le document propose une analyse en profondeur de la situation économique et de son impact sur l’emploi des personnes handicapées. Il examine les tendances actuelles et les prévisions pour l’avenir, offrant ainsi une perspective complète sur le sujet. Un outil précieux pour les acteurs du secteur : Ce tableau de bord est un outil précieux pour les décideurs, les professionnels du secteur et toute personne intéressée par l’emploi des personnes handicapées. Il fournit des données essentielles pour comprendre les enjeux actuels et orienter les actions futures. Pour une exploration plus approfondie de ces sujets et pour découvrir d’autres aspects pertinents de cette étude, le document complet est accessible et mérite une lecture attentive.

Triomphe sur l’adversité : L’Ascension de Samy Vincent, de l’Exclusion à Entrepreneur Crêpier

Dans les couloirs du lycée, Samy Vincent, un jeune de 17 ans, se sentait différent, souvent isolé et moqué en raison de son autisme Asperger. Ces années ont forgé en lui un désir profond : trouver un métier qui lui permettrait non seulement de vivre, mais aussi de s’épanouir. La quête de Samy pour un emploi stable s’est révélée être un parcours semé d’embûches. Malgré ses compétences, il se heurtait constamment à des refus, même après avoir tenté sa chance dans des domaines variés comme la plomberie et la restauration. Sa condition d’autiste Asperger, qu’il mentionnait souvent, accompagnée de sa RQTH – une aide financière pour les employeurs – ne suffisait pas à convaincre ces derniers de lui donner sa chance. C’est alors qu’une idée germa dans l’esprit de Samy. Après avoir été licencié d’une boulangerie où il travaillait comme tourneur de crêpes, il prit une décision audacieuse : devenir son propre patron. Il lança sa camionnette à crêpes, un espace où il pouvait travailler à son rythme, en harmonie avec sa nature. Le parcours n’a pas été facile. Samy a dû affronter seul un labyrinthe administratif, déçu par le manque de soutien des organismes d’aide à l’emploi. Malgré ces obstacles, sa détermination ne fléchissait pas. Il trouvait dans son autisme une force, une ténacité sans limite, lui permettant de persévérer là où d’autres auraient abandonné. A travers son histoire, Samy Vincent envoie un message puissant et inspirant : peu importe les défis, les moqueries ou les refus, il ne faut jamais renoncer à ses rêves. Sa camionnette à crêpes n’est pas seulement un lieu de travail, mais un symbole de victoire sur l’adversité, un témoignage vivant que tout est possible lorsque l’on croit en soi et en ses rêves.

AGEFIPH – Le plein emploi des PSH ?

L’étude réalisée par l’IFOP pour l’AGEFIPH en novembre 2022 s’interroge sur la possibilité d’atteindre le plein emploi pour les personnes en situation de handicap dans le contexte économique actuel, marqué par des défis tels que le conflit en Ukraine, le ralentissement économique et l’inflation. Malgré ces défis, le taux de chômage en France s’est stabilisé à 7,4% au deuxième trimestre 2022, un niveau bas historiquement depuis 2008. Pour les personnes handicapées, le taux de chômage a diminué de 19% à 13% en cinq ans, ce qui ouvre des perspectives pour viser le plein emploi dans cette population. L’étude souligne que l’inclusion professionnelle des personnes handicapées est non seulement un projet de société mais aussi une réponse concrète aux difficultés de recrutement rencontrées dans plusieurs secteurs. L’AGEFIPH se fixe comme objectif de faire progresser le taux d’emploi des personnes handicapées au-delà de 4% dans le secteur privé d’ici à 2024. L’éditorial de Christophe Roth, Président de l’AGEFIPH, et l’avant-propos d’Olivier Dussopt, Ministre du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion, mettent en avant la nécessité d’une démarche inclusive et d’une implication collective pour atteindre cet objectif. L’étude IFOP a adopté une approche méthodologique miroir, comparant les perceptions des personnes en situation de handicap avec celles de la population française générale, des salariés et des dirigeants d’entreprises. Avec 8 393 répondants handicapés, l’étude offre une analyse détaillée des attitudes et expériences liées à l’emploi, y compris le vécu personnel, l’envie de démissionner et la manière dont le handicap est abordé en entreprise.

AGEFIPH – Emploi et insertion – Année 2022

Le document fournit des statistiques détaillées sur l’emploi et le chômage des personnes handicapées en France pour l’année 2022. Il présente une analyse approfondie de la situation de l’emploi des bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (BOE), avec des données sur le nombre de salariés handicapés dans les entreprises, les taux d’emploi et d’activité, ainsi que les caractéristiques démographiques et professionnelles de cette population. En 2022, on compte 628 800 salariés handicapés dans les entreprises assujetties, représentant 421 900 équivalents temps plein, une augmentation de 1,2 % par rapport à l’année précédente. Le taux d’emploi direct des travailleurs handicapés est de 3,5 %, en légère hausse. Cependant, seulement 29 % des entreprises atteignent le taux d’emploi de 6 % fixé par la loi. L’enquête Vie Quotidienne et Santé révèle que 9,6 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans déclarent avoir une maladie chronique ou un problème de santé durable, représentant 23 % de la population active. Parmi eux, 3,9 millions considèrent avoir un handicap. L’enquête Emploi de l’Insee montre que 2,9 millions de personnes bénéficient de l’obligation d’emploi, soit 7,2 % de la population active de 15 à 64 ans. Le taux d’activité des BOE est de 44 %, inférieur à celui du tout public (73 %), et le taux d’emploi est de 38 %, également inférieur au taux d’emploi du tout public (67 %). Le document aborde également la création d’activité aidée par l’Agefiph, les contrats aidés, l’alternance, et les demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’Allocation adulte handicapé (AAH). Il note une augmentation de 15 % des créations d’activité aidées par l’Agefiph en 2022 par rapport à 2021. Enfin, le document présente les données régionales sur les demandeurs d’emploi handicapés et les reprises d’emploi, indiquant une baisse générale du nombre de demandeurs d’emploi handicapés et une part variable des BOE dans les retours à l’emploi selon les régions.