Guide d’octobre 2025 édité par le CNCPH qui propose à la réflexion 10 questions à se poser pour mieux parler du handicap dans l’espace public
1️⃣ Décrire ou caricaturer ? Faire preuve de délicatesse et éviter les jeux de mots, métaphores, images, comparaisons et clichés concernant les situations et les conditions des personnes (autisme, nanisme, schizophrénie, etc.).
2️⃣ Nommer ou enfermer ? Ne pas réduire une personne à son « handicap » vu sous l’angle de la déficience, en la nommant par son handicap.
3️⃣ « Victime », « héros », ou personne comme les autres ? Nommer les situations de handicap sans stigmatiser ou héroïser les personnes.
4️⃣ Parler du handicap ou d’un environnement inaccessible ? Contextualiser les situations de handicap et montrer l’importance de l’environnement de vie des personnes.
5️⃣ Qui pour parler du handicap ? Privilégier la prise de parole et l’expertise des personnes handicapées, sans les cantonner à une simple fonction de témoignage.
6️⃣ Visibiliser ou invisibiliser le handicap ? Réfléchir, selon le contexte, à rendre visible ou non le handicap d’une personne.
7️⃣ Témoin ou expert ? Donner la parole à des personnes handicapées sur d’autres sujets que le handicap.
8️⃣ Quand parler du handicap ? Rendre ordinaires les personnes en situation de handicap en les évoquant sur des sujets qui n’en traitent pas a priori ou exclusivement.
9️⃣ Réalisme ou sensationnalisme ? Sensibiliser au handicap sans faire de « handi-washing » ou utiliser le handicap comme un marronnier journalistique ou un titre accrocheur.
🔟 Être arbitre ou complice ? Le rôle du journaliste ou de l’animateur d’une conférence est de conserver la neutralité et de rappeler les règles quand il y a un dérapage causé par une maladresse ou par une provocation volontaire.
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